“Méditer ? Ne rien faire? Hmm, mouais ! pas pour moi !”

C’est exactement la réaction que j’ai eu lorsque j’ai entendu parler la première fois de méditation ! L’image du Bouddha immobile, les jambes croisées en train de perdre son temps, complètement inactif et insipide, voilà ce que je voyais et ce que je comprenais de la méditation, il y a quelques années.

Comment le fait de se tenir là sans rien faire, peut-il être plus instructif , plus formateur et plus actif que de réfléchir, organiser et s’informer?

Pour comprendre, il faut essayer ! et notre cerveau va adorer !

Parce que ne rien faire active des zones de notre cerveau ainsi que des modes de fonctionnement inhabituellement utilisés, telles que la zone de la créativité, de l’empathie ou encore l’introspection.

“Ne rien faire”  ou la “non-action” c’est le fait d’être en pleine activité intérieure sans aucune manifestation physique. C’est le faite d’être pleinement présent à soi, d’écouter, de ressentir, de voir tout ce qui est sur l’instant et ce, sans s’y attacher.

Laisser passer les pensées, les check-list, les anticipations de tranches de vie ou encore les jugements. Ne pas essayer de FAIRE taire le dialogue intérieur mais juste le laisser passer sans s’y attarder, ni le contrôler. C’est faisable 🙂 il suffit de ne RIEN FAIRE 🙂

La respiration

Lorsque l’esprit vagabonde, qu’il fait sa liste de courses avec le planning de la semaine prochaine, tout en Vous visualisant en train d’annoncer à Marie-Louise qu’il n’y a plus de pâte à tartiner pour le goûter  et que vous revisitez les 32 scénarios possibles de ce qu’il va alors…. probablement…ne pas… se passer…, ALORS il est bon de prendre conscience de sa respiration.

Cela aura pour effet, de vous recentrer sur l’instant présent. Donc NE RIEN FAIRE, en ce compris, tout ce qui précède 🙂

Pour y parvenir, je visualise une couleur pour chaque état. Le noir ou le rouge qui sort de mon nez ou de ma bouche lors de l’expiration, et la couleur blanche ou dorée qui entre à chaque inspiration. Je fais cela 5 fois, puis je reprends une respiration normale en focalisant mon esprit sur une image, un objet ou une pensée positive.

L’image peut être bouddha, un soleil, un citron, une étoile peu importe, l’essentiel est de concentrer toute votre attention sur cette image. Vous laissez traverser tout ce qui vous vient, sans s’y attarder. Si le mental revient avec sa check-list alors laissez passer l’idée. Quand vous vous en rendez-compte, reprenez votre image, objet ou pensée de référence, sans vous accabler d’avoir laissé le mental revenir.

Peu à peu, le mental se fera plus discret et vous laissera vous concentrer. Le secret et de ne pas s’accabler de quelque chose qui est difficilement contrôlable. Il faut lui laisser son espace…”ok, je t’ai entendu, je reviens ensuite…” comme pour un enfant de 6 ans qui crie “Maman, regarde !” toutes les 2 minutes, le fait de le rassurer de notre attention toute prochaine une fois notre tache accomplie, l’aide à devenir de plus en plus respectueux et patient. Il en va de même avec le mental.

Au moment de la méditation, il est recommandé de mettre de côté les concepts de :
– “vouloir méditer”
– “D’attente de l’éveil”
– “d’attente de l’intuition”
– ou même de “l’espérer”

Car c’est toujours Faire…

La clef 

Au moment de la méditation, la clef est le calme mental. Pour y parvenir, il faut éviter de l’alimenter par ces “concepts”, ce qui implique d’atteindre le fameux lâcher-prise. Peu importe ce qui se passe, ce que je pense, ce que je ressens ou ce que j’entends pendant la méditation, je sais que ce sera bon pour moi, qu’il est inutile de contrôler, il n’y a aucun objectif à atteindre car atteindre un but serait encore faire quelque chose et fermer la porte à tous les ressentis que pourraient m’offrir l’expérience.

On atteint alors l’état méditatif lorsque l’on n’a plus envie de contrôler, lorsque des sensations, des pensées, des idées passent comme une brise d’été et que rien ne les retient pour les faire devenir conceptuels.

Lorsque simplement on est là ! dans l’instant en harmonie avec tout ce qui est…

L’expérience peut être très courte au début. Le mental revient très vite pour analyser, décortiquer et saboter l’expérience…mais rapidement cet état sera plus durable et vous constaterez tous les bénéfices à se centrer sur soit-même régulièrement…

Inutile de se mettre en tailleur et de créer une ambiance mystique pour ce faire, bien que cela aide. Après quelques expériences de méditations dans ces conditions, vous vous rendez vite compte qu’il est possible de méditer partout et sans conditions spéciales.
Dans les transports, dans une salle d’attente, lors d’une promenade il suffit de lâcher ses scénarios, plannings ou son portable… et ne rien faire, juste respirer et Etre dans l’instant présent.

Nous ne sommes plus l’outil du mental qui nous fait Faire toutes sortes d’actions en fonction de ses peurs et de ses expériences…Nous redevenons l’Etre dans son intégrité qui utilise le mental pour qu’il oeuvre pour nous afin de servir nos projets.

Avec toute ma gratitude <3

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“Faire” ou “être” ? ( Méditation)